À l’heure où l’image doit être immédiatement lisible et consommable, je préfère ce qui marque, ce qui résiste : une lumière imparfaite, un visage marqué, un lieu qui déborde du cadre. La technique, en pellicule, le mouvement, la lumière, n’a de sens que lorsqu’elle sert un point de vue.
Réalisateur et directeur de la photographie, mon travail s’inscrit dans une génération pour qui le clip est autant un terrain d’expérimentation qu’une école de cinéma.
La puissance narrative du réel, des lieux, de notre place dans la scène est une recherche d'une l’image qui n’est jamais un simple emballage posé sur la musique : elle doit devenir le prolongement physique, une matière vivante qui raconte.
Avec Nobody on the Floor, d’Apollo Noir, J'ai poursuivi cette recherche à la frontière du documentaire et de la fiction. Une zone où les corps, les communautés et la violence se mêlent à une forme de poésie brutale.
Du clip au cinéma, l’enjeu reste le même : ne pas simplement illustrer le monde, mais trouver le moyen de le regarder autrement.
- En cours de montage de mon prochain court métrage - 

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